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« Muriel Roques Etienne peut entrainer toute une région dans le sillage de l’hydrogène », Brigitte Vu, ingénieure et chercheuse en efficacité énergétique.

Membre du groupe d’études sur l’hydrogène à l’Assemblée Nationale, Muriel Roques Etienne s’est rendue à Belfort afin de s’inspirer de la synergie locale en matière d’hydrogène. Il s’agissait de voir comment des convergences peuvent être développées avec les acteurs tarnais et quelles bonnes pratiques peuvent être mises en place dans notre département. Nous vous proposons un retour sur cette visite avec l’une de ses protagonistes, Brigitte Vu, ingénieure et chercheuse en efficacité énergétique.

Quel a été l’objectif de la visite à Belfort du groupe d’études sur l’hydrogène de l’Assemblée Nationale ?

Je me suis rendu compte que les élus parlent beaucoup d’hydrogène, mais uniquement au sens politique. Cette visite c’est du concret. Ils ont pu découvrir le fonctionnement de tout un écosystème, de la recherche au développement, en passant par la fabrication. En France, Belfort est un territoire spécifique dans le développement de cette énergie qu’est l’hydrogène. Mais il existe des freins et certaines difficultés qu’il est important de percevoir grâce à l’analyse de terrain. Les élus méconnaissent souvent ces sujets et prennent parfois des décisions qui ne sont pas les bonnes. Il faut voir les choses pour les comprendre: ça fixe.

Comment jugez-vous les perspectives en France et dans le Tarn ?

Elles sont positives, et ce à court terme. Le gouvernement a investi dans ce domaine et des territoires comme le Tarn sont propices à la mise en place de cette politique. Muriel Roques Etienne peut entrainer toute une région dans ce sillage. Le Tarn bénéficie déjà d’une industrie, qui va rapidement être créatrice de PME, car les entreprises ont besoin d’une industrie de proximité. Cela va avoir un impact régional et dynamiser tout un bassin, jusqu’à une ville comme Toulouse. Mais pour cela, il faut y créer les conditions. Bien souvent, les entreprises ne parlent pas entre elles. Il y a peu d’échanges industriels et donc pas d’écosystème, d’où le rôle important des parlementaires.

Avez-vous un message à faire passer ?

Il y a des enjeux importants dans le développement de cette énergie. L’intérêt environnemental est certain, mais sur bien d’autres aspects, nous avons tous à y gagner. Mes étudiants ont 7 offres d’emplois à la sortie de leurs études ! La croissance de cette industrie entraine la création d’entreprises qui viennent s’y greffer, et ce localement. Cela implique également une augmentation du nombre de travailleurs de ce secteur. C’est une opportunité à saisir, d’autant plus sur un territoire où les conditions sont réunies, comme c’est le cas dans le Tarn.

Le gouvernement a investi dans ce domaine et des territoires comme le Tarn sont propices à la mise en place de cette politique

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