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Lancement d’un plan de soutien à la filière porcine

La filière porcine traverse actuellement une crise conjoncturelle particulièrement violente. La peste porcine africaine empêche les exports des pays touchés en Europe vers l’Asie et notamment la Chine qui achète habituellement à bon prix notre porc, ce qui entraine la saturation du marché européen par les productions espagnoles et allemandes notamment. Les couts des intrants (aliment, énergie et matières premières…), quant à eux, montent, ce qui ne permet plus de débouchés pour une production française plus chère achetée par les clients à bas cout.

➡️ Début 2022 sera difficile pour la filière, et la Commission Européenne semble hostile aux aides directes : c’est pour cela que le ministre @Julien Denormandie vient d’annoncer un exceptionnel plan de soutien national à la filière porcine.

270 millions d’euros sont débloqués, ainsi composés :
1️⃣ 75 millions d’euros pour une aide à la trésorerie d’urgence versée sous 3 semaines à hauteur de 15 000€ pour les producteurs dès lors que leur ligne de trésorerie court-terme aura été utilisée à plus de 80%, ce qui concerne environ 25% des éleveurs. La mesure est pilotée localement par les préfets et son obtention sera simplifiée.
2️⃣ 175 millions d’euros seront versés plus tard, sous quelques mois, après validation de la Commission européenne de Bruxelles, sous la forme d’une aide à la trésorerie conditionnée à une contractualisation prévue dans le cadre de la loi Besson-Moreau (dite EGALim 2).
3️⃣ 20 millions d’euros d’aide de la MSA pour exonération des charges des exploitations et entreprises (jusqu’à 5 000€), mesure d’application immédiate.

En contrepartie, il est demandé aux professionnels du secteur de participer, sous 15 jours, à la formulation d’une proposition de feuille de route pour sortir de la crise de façon pérenne, aux côtés du ministère.

🗣 Le ministre, assumant sa volonté de réguler le marché, a assuré maintenir la pression sur les institutions européennes pour obtenir des mesures pérennes pour la régulation du marché, et encourage fermement le secteur bancaire à accorder des Prêts Garantis par l’Etat (PGE) aux agriculteurs éligibles qui s’en trouvent trop souvent privés.

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